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Decodage dentaire, langage des dents

Rêver de dents qui manquent

 

Les rêves de dents sont toujours très marquants et particulièrement significatifs.


Voici le rêve d'Annabelle :

"Je suis allongée sur un brancard dans le service des urgences de l'hôpital. Mes mâchoires sont horriblement serrées et je prends conscience avec effroi qu'il me manque toutes mes dents de devant. Je souffre ainsi dans mon coin et personne ne vient s'occuper de moi. Une infirmière se penche vers moi pour me dire que personne n'est assez compétent dans le service pour m'aider".


Les dents de devant sont celles de l'identité. Elles incarnent l'identité, qui je suis en tant que personne unique et, dans le cas d'Annabelle, en tant que femme.

Dans le rêve, deux éléments sont importants : ces dents manquent et de plus Annabelle serre les mâchoires. Cela signifie que la rêveuse se retient d'exprimer qui elle est vraiment, de montrer son vrai visage, sa véritable nature et que c'est pour elle source de souffrance. Annabelle se contient pour ne pas déplaire à ses proches, aux personnes qu'elle coitoie dans le cadre de son travail, etc.

L'inconscient d'Annabelle lui envoie un message clair : elle est une femme invisible. Privée de ses dents de devant, c'est comme si elle n'existait pas. Le rêve dit que personne ne peut la voir. Annabelle est transparente, elle n'est pas là, pas incarnée.


Si dans le service des urgences où elle se trouve hospitalisée, personne n'est à même de s'occuper d'elle, c'est qu'Annabelle est la seule à pouvoir prendre soin d'elle et à pouvoir se donner le droit de s'exprimer. Personne ne peut le faire à sa place.

En conclusion, le message du rêve est explicite. Il invite Annabelle à oser exprimer et montrer qui elle est vraiment, quitte à déplaire. De plus, dans le rêve, le service des urgences lui indique qu'il est urgent qu'elle le fasse.

Bon courage Annabelle !

 

 
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Abcès dentaire : décodage du sens

 

Question d'Odette, Laval

Dois-je considérer que l'abcès dentaire dont je souffre sur la seconde molaire du bas à droite a du sens, sachant qu'en plein divorce, je traverse une période émotionnellement troublée ?


Comme la carie dont il est l'aboutissement, l'abcès dentaire est une atteinte qui trouve son origine dans plusieurs facteurs. Si les bactéries qui colonisent la zone osseuse entourant l'extrémité de la racine ou péri-apex, jouent un rôle, elles agissent pour produire l'abcès sur un terrain osseux affaibli par les facteurs émotionnels. Ceux-ci créent un blocage énergétique qui amoindrit les processus de défense immunitaire.

Comme à toute atteinte, le langage des dents ou décodage dentaire attribue à l'abcès dentaire une signification précise. L'abcès dentaire correspond au déni et au reniement de ses émotions qui resurgissent avec d'autant plus de violence qu'elles auront été longtemps et profondément refoulées.

Le sens de l'abcès est à nuancer en fonction de sa gravité (granulome ou kyste), ainsi qu'en fonction de la dent atteinte*.

Dans le cas d'Odette, l'abcès est particulièrement parlant dans un contexte de divroce puisque la dent touchée est la dent de l'union qui, chez une femme, représente le couple.

Reste à Odette à déterminer les griefs qu'elle n'ose pas dire à son ancien conjoint et que la dent de l'union exprime à sa place.


* Sens de l'abcès dentaire selon la dent touchée : Dictionnaire du langage de vos dents, rubrique Abcès.

 

 
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Décodage de la sensibilité d'une incisive au froid

Question de Sandra, Pertuis

"Depuis une dizaine de jours, j'ai des douleurs sur l'incisive latérale en haut à droite, quand j'ouvre la bouche et quand je suis dehors, du fait de l'air frais qui pénètre dans la bouche, ou quand j'absorbe quelque chose de froid. La douleur dure plusieurs minutes, ce qui m'a fait penser que j'avais peut-être une carie. Or le dentiste que j'ai consulté ne voit rien, ma dent semble tout à fait saine. Selon lui, il s'agirait peut-être d'une micro-félure invisible sur la face externe de la dent. Il m'a donc mis un "vernis" pour protéger la dent, espérant qu'une fois la dent protégée, elle ne me ferait plus souffrir. Mais ce n'est pas le cas, j'ai toujours des douleurs dés que j'ouvre la bouche ou lorsque je mange quelque chose d'un peu frais (pas forcément froid). J'ai aussi l'impression que cette douleur s'étend à la canine et à la prémolaire. C'est vraiment très douloureux et je ne comprends pas pourquoi. Le dentiste m'a laissé entendre que si le "vernis" ne faisait aucun effet, il faudrait dévitaliser l'incisive. Mais je ne crois pas que ce soit la solution puisque j'ai l'impression que la douleur s'étend maintenant sur les dents voisines. Je pense plutôt qu'il y a une composante émotionnelle dans tout cela et c'est pourquoi je suis tombée sur votre site en cherchant sur internet le symbole des dents. Si vous pouviez m'apporter quelques éclaircissements à ce sujet et aussi me donner quelques pistes quant à leur sens émotionnel, j'apprécierai beaucoup votre aide."


L'intuition de Sandra est juste : dévitaliser cette dent hypersensible ne résoudra pas le problème. Dans un cas comme celui-ci, la douleur a toutes les (mal)chances de se reporter sur les dents voisines.

Il est important de comprendre ce qui se joue. La douleur est un signal d'alarme destiné le plus souvent à attirer l'attention sur un problème physique mais aussi parfois sur un problème psychologique. On parle dans ce cas de douleur psychogène, c'est à dire d'origine psychique.

Son corps cherche donc à attirer l'attention de Sandra sur une problématique émotionnelle qui se joue en ce moment dans sa vie. De quoi s'agit-il ?

Le langage des dents nous apprend que l'incisive latérale du haut est la dent de la communication. Le côté droit est en rapport avec la mère éducatrice (attention : du fait de l'existence d'un croisement ou chiasma  dentaire entre le haut et le bas, le cadran haut droit est féminin).
 
L'hypersensibilité au froid de la dent de la communication est donc liée au fait pour Sandra d'être trop sensible, trop vulnérable dans le domaine des échanges  avec les femmes et avec sa mère en particulier. Cette hypersensibilité aux paroles qui lui sont dites ou peut-être assénées, de sorte qu'elle se sent agressée ou incapable de répliquer, peut se jouer dans le domaine professionnel, dans les échanges avec sa propre mère ou avec une femme jouant pour Sandra un rôle symbolique de mère, ou avec toute personne qui lui rappelle inconsciemment sa mère.

Pour Sandra, il est important de mettre ces informations en perspective avec les événements récents de sa vie afin d'identifier la personne vis à vis de laquelle elle se sent si vulnérable. Il lui restera ensuite à apprendre à s'en protéger, voire à l'éviter si prendre du recul s'avère trop difficile.
 
Informations complémentaires dans le dictionnaire du langage de vos dents, la référence dans le domaine du décodage dentaire.
 
 
 
 
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Je serre les dents dans la journée et j'ai mal aux dents, aux gencives


Serrer les dents, de même que son corollaire grincer des dents, est une habitude à forte résonance psychosomatique. Pour protéger les structures dentaires et articulaires (articulations des mâchoires ou ATM), le dentiste peut proposer une gouttière à porter la nuit. Néanmoins, ce traitement n'est que symptomatique. Seule la compréhension de l'origine de cette habitude ou manie peut régler le problème.
 
Isabelle Robbes qui travaille en Hypnose Ericksonienne nous le démontre à travers un exemple issu de sa pratique.

Mireille a 59 ans. Elle fait plus jeune. Je connais l’histoire de cette famille par la fille qui est en grande souffrance. Mireille a accouché pour lui donner naissance un soir lorsqu’elle avait 15 ans. Ses propres parents n’avaient pas vu sa grossesse. Mireille n’a jamais voulu parler des circonstances, ni du père de son enfant, ni à ses parents, ni à sa fille qui a 44 ans aujourd’hui.
 
Mireille est l’aînée d’une fratrie de 8 frères et sœurs. Son père a eu des attouchements sexuels avec elle. Elle s’est marié et a eu 3 garçons avec le même homme, avec lequel elle vit toujours.
 
Mireille a fait une sinusite en janvier, puis a eu un virus dans la bouche avec des vésicules. Elle a souffert des dents et des gencives sans que rien ne soit trouvé dans ces domaines-là. Elle a remarqué elle-même qu’elle serrait des dents dans la journée.
 
Ceci n’a pas été observé la nuit et il n’a pas été décelé d’usure des dents.
 
Elle m’avoue que sa fille est née suite à un viol d’un garçon du village et que cela s’est passé devant ses autres camarades. Elle ne l’a jamais dit à quelqu’un, sauf à son mari.

Il y a correspondance entre douleurs dans la bouche et secret que je veux taire absolument.

D’après Estelle Vereeck, « Serrer des dents c’est s’empêcher de parler et c’est aussi la volonté inconsciente de protéger son espace intérieur contre toute intrusion ».
 
Ceci s’explique très bien dans l’histoire de Mireille : il y a eu viol (intrusion) et volonté de le taire. Serrer des dents lui a permis qu’il n’y ait pas d’autre intrusion dans sa vie
 
 
Isabelle Robbes, hypnothérapeute
Site : le fil d'Ariane 
 

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Extraction d'une dent et devenir de la qualité correspondante

 
Question d'Edith, Maintenon

"Je me demande ce qu'il en est quand on arrache ou perd une dent. Par exemple vous indiquez qu'une dent a pour signification "la trangression", supposons qu'on l'enlève, cela veut dire, si j'ai bien compris qu'on "enlève la possibilité de "transgression". Une fois la compréhension acquise peut-on corriger la situation par l'affirmation: 'je m'autorise la transgression, c'est à dire à ne pas être conforme et/ou à ne pas suivre la norme de ma famille, sociale, etc.' ?"


Concernant l'extraction d'une dent, deux cas sont à envisager.

La dent est extraite parce qu'elle est en fin de vie : trop abîmée ou atteinte pour qu'on puisse la conserver plus longtemps.
Dans ce cas la personne s'est coupée elle-même depuis longtemps de la qualité associée à la dent. L'extraction ne vient qu'entériner une situation installée depuis un certain temps, au minimum plusieurs mois.
 
Si l'extraction est subie et vécue comme une amputation, alors l'opération cristallise davantage le blocage de la qualité correspondant à la dent.

En revanche, si l'extraction est vécue en conscience, ce qui suppose un minimum de préparation et de s'intéresser au sens de la dent, alors l'intervention peut être l'occasion de libérer l'énergie bloquée et de se réapproprier la qualité correspondante, par exemple la transgression. Un travail reposant sur des affirmations positives (je m'autorise la transgression) viendront renforcer le processus.

Second cas de figure, une dent saine est extraite pour des raisons orthodontiques. Dans ce cas, on prive effectivement l'enfant ou l'adolescent de la possibilité d'exprimer la qualité correspondante et ceci d'autant plus que l'extraction est précoce. C'est trop fréquemment le cas pour les dents de sagesse extraites au stade de germe qui induisent un blocage du processus d'autonomie.
 
Il faudra dans ce cas que la personne entreprenne un travail de réparation quand elle aura la maturité et la conscience nécessaire.
 
Un travail énergétique sera précieux en accompagnement du processus mais ne peut remplacer la prise de conscience de la personne.
 
Informations complémentaires dans le dictionnaire du langage de vos dents, la référence dans le domaine du décodage dentaire.
 

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Gencives qui saignent : quel sens ?

Le saignement des gencives est un des premiers symptômes du redoutable déchaussement qui menace le capital dentaire et devient la première cause de perte des dents à partir de l'âge de 40 ans. Alain se questionne sur le sens de ce symptôme.

"Je souffre de saignements répétitifs de mes gencives. Je suis allé consulter un dentiste.  Grâce a un prélèvement salivaire examiné au microscope électronique, il m'a expliqué quelle en était la cause. Il s'agit d'une bacterie en forme de batonnets. Suite à cela, il m'a prescrit un traitement avec révélateur de plaque dentaire, bicarbonate de soude + eau oxygénée avec brossette inter-dentaire et brosse à dents, complété avec une eau dentifrice. À l'issue de trois mois de traitement, après s'être atténués, les saignements réapparaissent de manière irrégulière. Que faire ? Et surtout que dois-je comprendre ?"


Les bactéries expliquent-elles tout ?

D'après le dentiste consulté par Alain, les bactéries seraient la cause des saignements répétitifs dont il souffre. Les bactéries sont un cofacteur du problème mais certainement pas la cause exclusive du saignement des gencives. La bonne question à se poser dans ce cas est : pourquoi les bactéries nocives pour la gencive peuvent-elles se développer et proliférer chez Alain ? Qu'est-ce qui leur permet de le faire ? Autrement dit qu'est-ce qui chez Alain empêche les processus immunitaires normaux d'éliminer ces bactéries et de juguler leur développement ?

Parallèlement aux facteurs physiques (alimentation, hygiène de vie, acidité de la salive, etc.) décrits en détail dans le Pratikadent, figurent en bonne place les facteurs psychologiques qui sont eux aussi des cofacteurs du problème.

 
Point de vue du décodage dentaire

D'après les éléments ci-dessus, on peut déduire qu'Alain est une personne qui ne sait pas se défendre suffisamment ni défendre son territoire. Il ne sait pas suffisamment se fermer aux agressions extérieures, il est trop perméable, trop vulnérable, trop facilement atteint (par le stress, les remarques désobligeantes, les regards, etc.). Et surtout, il ne sait pas dire non.

Dès lors, il faut qu'Alain repère les moments où les saignements réapparaissent qui sont pour lui de précieux indicateurs comportementaux. Identifier la nature du stress et apprendre à le gérer, à se protéger, à dire non à temps pour éviter de se retrouver en situation de vulnérabilité.

Certes, ce travail qui peut demander un accompagnement par un psychothérapeute, demande un investissement important. On comprend que la solution de facilité soit de se concentrer sur la bactérie prétendue responsable. Bien entendu, ce travail n'empêche pas de prendre en compte les autres facteurs (alimentation, hygiène de vie, etc.).

Néanmoins, Alain doit savoir que ses gencives demeureront toujours chez lui un point de fragilité. Cependant, le décodage dentaire les voit comme la sonnette d'alarme que son corps à trouvé pour lui signaler qu'il se fait envahir.
 
Voir aussi l'exemple du décodage d'une gingivite au palais (sur le site holodent).
 
 
Informations complémentaires dans le dictionnaire du langage de vos dents, la référence dans le domaine du décodage dentaire.
 
 
 
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Comment aider l'enfant à vivre la perte de ses dents de lait ?

"Mon fils Mathieu qui a presque 7 ans, a une peur démesurée de perdre ses dents de lait. Il en a déjà perdu deux en bas et l'a très mal vécu. Il refusait de les toucher lorsqu'elles bougeaient. Lorsqu'il a perdu la première dent, il a hurlé et pleuré, essayé de remettre la dent à sa place avec de la colle. Je lui avais pourtant bien expliqué en long et en large le pourquoi du comment (images à l'appui), son dentiste a fait pareil et il a vu quasiment tous ses copains perdre leurs dents. Lorsque la 2e dent est tombée, sa réaction a été la même, très violente. À présent, il a les deux dents de devant en haut qui bougent. Il ne les touche pas et ne veut pas qu'elles tombent. Une fois encore, aucune explication ne l'aide. Il reste profondément malheureux. Quant à la visite de la petite souris, cela ne l'intéresse pas du tout ! Que faire pour l'aider, je ne sais plus quoi lui dire. Que cache cette peur ?" demande cette maman.

La réaction forte de ce petit garçon face à la perte de ses dents de lait rappelle celle de Samantha que nous avons analysée dans un précédent article : quand la perte des dents de lait vire au drame.

Chez un garçon, le problème de la perte des dents de lait renvoie de manière plus prégnante à ce que la psychanalyse appelle l'angoisse de castration. Celle-ci est la peur de perdre sa puissance en étant dépossédé d'un attribut phallique: la dent. On peut donc se hasarder à poser l'hypothèse que ce jeune garçon a une identité sexuelle faible du fait d'un père lui-même faible ou trop peu présent. Cette identité sexuelle trop faible ne permet pas à Mathieu d'affronter sereinement l'étape de transformation corporelle qu'est la perte des dents de lait. Comment peut-il accepter de se dessaisir du peu de force masculine qu'il a (les dents) alors que par ailleurs il se sent si démuni du pouvoir d'agressivité ?

Le plus dommage est que c'est la maman qui cherche à aider son fils et se demande quoi faire pour l'aider. D'évidence, la maman est trop présente face à un père qui ne l'est pas assez. C'est au père qu'il appartient ici d'aider son fils en lui communiquant force, assurance, capacité à se défendre, image valorisante de soi en tant que garçon, toutes qualités masculines dont Mathieu manque cruellement. Quant à la maman, le mieux qu'elle puisse faire est de se mettre en retrait pour favoriser cette complicité masculine dont son fils a tant besoin.

À tout enfant qui pert ses dents de lait, il est important d'expliquer que ses vraies dents, des dents adultes pour l'instant cachées dans ses mâchoires, vont bientôt repousser. On peut pour cela prendre la métaphore de la graine qui germe avant de devenir visible. Sans oublier d'expliquer à l'enfant le sens de ses dents en devenir:les incisives centrales sont les dents du rayonnement. Il est important de l'inciter à les dessiner, à construire une histoire autour d'elles pour s'approprier leurs qualités et les rendre plus réelles. Car c'est leur manque supposé qui rend la perte des dents de lait insupportable. Assurer l'enfant de la présence de ses vraies dents, même si elles sont encore invisibles, ne peut que le rassurer et l'aider à franchir sereinement ce passage.
 
En savoir plus sur les dents de lait et leurs atteintes : le Dictionnaire du langage de vos dents (présenté sur le site des éditions Luigi Castelli).
 
 
 
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Signification d'un traitement d'orthodontie chez l'adulte

Le sens d'un traitement d'orthodontie diffère selon l'âge où il est entrepris. L'enfant ou l'adolescent subit la décision des parents. L'adulte en revanche, choisit d'entreprendre un traitement et cette décision est (ou devrait être) l'aboutissement d'une réflexion car il est souhaitable que le traitement soit mené en conscience. C'est cependant loin d'être toujours le cas et beaucoup, comme Nadège, se demandent aujourd'hui encore pourquoi ils ont accepté de se lancer dans un traitement à un moment précis de leur vie :
 
"Depuis toute petite, j'ai des dents mal implantées qui se chevauchent. Pourtant, j'ai bien vécu avec mon sourire et mes dents de travers… jusqu'à l'âge de vingt-sept ans où je me suis laissée convaincre sur les conseils de mon dentiste de me faire extraire les quatre seconde prémolaires pour redresser mes dents à l'aide de bagues (je grinçais des dents). Cette décision a coincidé avec la prise de nouvelles responsabilités dans une grande entreprise, mon premier job vraiment sérieux. Depuis, j'ai eu l'occasion de regretter cette décision, ayant subi bon nombre des désagréments que vous décrivez dans votre livre* et je me demande aujourd'hui pourquoi j'ai accepté ce traitement alors que mes dents de travers ne m'avaient jamais dérangées auparavant".

* Orthodontie, halte au massacre (présenté sur le site des éditions Luigi Castelli)


Choisir de s'infliger un traitement d'orthodontie mutilant, c'est accepter de rentrer dans le moule.

Se conformer au moule social
 
Avoir des dents bien alignées est devenu quasiment un passage obligé pour se faire accepter socialement, surtout lorsqu'on travaille dans une grande entreprise comme c'était le cas de Nadège au moment où elle a débuté son traitement. Des dents bien droites font partie de l'image de sérieux et d'impeccabilité que tout candidat à un poste de responsabilité se doit de donner.
 
 
Se conformer au moule familial
 
Les secondes prémolaires qui ont été (comme par hasard) extraites par le traitement représentent la colonne de la séparation (voir Les dents, temple de l'âme), qualité qui permet de s'affranchir de l'empreinte familiale. Nadège explique qu'elle s'était mise à grincer des dents à cette période. Cela indique l'existence d'un conflit entre la tête qui dit "Je dois" et le corps qui dit "J'ai envie". Autrement dit, une part d'elle-même n'avait pas du tout envie de s'engager dans cette voie professionnelle et de prendre de lourdes responsabilités au sein d'une grande entreprise. Se faire extraire les seconde prémolaires a été pour Nadège le moyen de s'interdire tout retour en arrière et de se vérouiller dans le schéma parental (avoir une situation, bien gagner sa vie, etc.).

Malheureusement, ce choix inconscient a été payé au prix fort puisque le traitement a généré des problèmes (d'articulations, de dos, de vertiges, et autres effets secondaires détaillés dans Orthodontie, halte au massacre), manière pour le corps de protester contre l'enfermement dans un schéma qui d'évidence ne convenait pas à Nadège, tant sur le plan physique que psychologique.

Important: il en va tout autrement d'un traitement respectueux du corps (orthodontie fonctionnelle) qui, s'il est vécu en conscience (et non subi), offre au patient adulte la possibilité de se transformer et de lever des blocages (occlusaux, posturaux et aussi psychologiques). En analysant les positions dentaires à partir des moulages des dents,
le diagnostic psychodentaire© offre la possibilité à la personne d'être l'acteur de son traitement en comprenant l'enjeu des déplacements dentaires induits par l'appareillage.

NB: chez l'enfant, c'est aux parents qu'il appartient de faire ce travail de compréhension afin de l'aider à se transformer.
  
 
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Décodage de nombreux problèmes dentaires, comment s'y retrouver ?

Le Dictionnaire du langage de vos dents est un outil de décodage à la fois précis et performant. Pour autant, quand on a de nombreux problèmes, il peut être nécessaire d'avoir une vision d'ensemble.

"Depuis l'adolescence, je souffre de caries multiples qui se sont soldées par la dévitalisation de 8 molaires et 4 prémolaires. Mes parents m'ont fait arracher mes 4 dents de sagesse à l'âge de 15 ans alors que celles-ci ne posaient aucun problème. Face à toutes ces manifestations, comment comprendre et résoudre l'origine de ces maux avant d'envisager des travaux ?" s'interroge Élodie.
 
 
Quand on a autant de problèmes et de travaux dentaires que c'est le cas pour Élodie, il est nécessaire d'avoir une vision globale. Si chaque dent atteinte parle d'un problème spécifique, toutes les atteintes mises en perspective parlent de nous d'une manière plus complète et plus précise encore.


Il est dans ce cas nécessaire de faire appel au diagnostic psychodentaire qui est l'art de décoder une radio panoramique. Grâce au diagnostic psychodentaire, application directe du décodage dentaire, la radio panoramique se révèle une véritable cartographie de l'inconscient. On s'aperçoit alors que les caries et les problèmes dentaires ne se répartissent pas au hasard mais dessinent dans la bouche un portrait de notre personnalité la plus inconsciente, en révélant le noyau de notre personnalité édifié au cours des trois premières années de la vie.

 
croisement ou chiasma dentaireAinsi l'étude de la répartition des dents cariées, extraites, dévitalisées ou lésées, par axes est très instructive. Il existe en effet deux axes, féminin et masculin, qui se croisent, c'est le chiasma dentaire.
 
 
Le décodage montre qu'un axe est plus atteint que l'autre. Par exemple, chez une femme, si c'est l'axe féminin qui est plus abîmé, cela implique un problème à accepter et à vivre son identité de femme (si c'était l'axe masculin, cela impliquerait dans ce cas des relations difficiles avec l'homme en général).

Le diagnostic psychodentaire est un outil de connaissance de soi sans équivalent. En cas de travaux importants, comme la pose d'implants par exemple, le diagnostic psychodentaire permet de clarifier les enjeux réels liés à l'intervention, de s'y préparer et de la vivre en conscience au lieu de la subir.
 
C'est particulièrement important dans le cas où des implants sont envisagés car un échec implantaire est la cause de complications importantes, dont une perte osseuse conséquente (dépourvu de ligament, un implant ne peut être extrait comme une dent naturelle, comme expliqué dans le Pratikadent).
 
 
Tout savoir sur le diagnostic psychodentaire et la manière d'en bénéficier sur le site Décodage dentaire et diagnostic psychodentaire.
 
 
 
 
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Fracture répétée d'une incisive

Agathe s'interroge à propos de la fracture répétée d'une incisive et de l'implant destiné à la remplacer :
 
 
"Enfant, vers l'âge de 7 ans environ, j'ai fracturé mon incisive en haut à gauche. Un implant a été posé, fracturé lui aussi, étrangement dans des circonstances analogues. Aujourd'hui, je porte une prothèse provisoire. Que dois-je comprendre ? Y-a-t-il un lien entre ces deux fractures et si oui quel sens donner à cela ?"

 
Rappelons pour commencer, qu'une fracture dentaire ne doit rien au hasard. Ce n'est pas la "faute à pas de chance" si une personne tombe justement sur les dents et qu'elle se fracture précisément telle ou telle incisive. Derrière la violence physique du choc, se cache une autre violence de nature émotionnelle qui a frappé la personne de plein fouet peu avant. La fracture d'une incisive s'inscrit donc dans des circonstances particulières liées à la dévalorisation et à la destruction de l'image de soi.

La personne qui subit un tel choc, à la fois physique et émotionnel, intériorise cette violence qui reste latente au niveau de la mémoire osseuse cellulaire, à moins qu'un travail spécifique de libération émotionnelle n'intervienne. Il n'est donc pas étonnant qu'à quelques années d'intervalle, les mêmes causes produisent les mêmes effets : choc et fracture de l'implant qui remplace l'incisive. Violence et dévalorisation de soi sont toujours présents et se manifestent à l'identique. En analysant attentivement les circonstances de vie liées à l'accident, Agathe s'apercevra qu'elles sont similaires.

La fracture de la dent du rayonnement à gauche parle du regard destructeur du père sur soi (en haut, le côté gauche est de polarité masculine, voir: question des latéralités). À sept ans, c'est le père éducateur qui est en cause. À trente ans, c'est le supérieur hiérarchique qui par exemple porte sur Agathe un regard trop sévère.

On ne saurait trop conseiller à Agathe de se pencher sérieusement sur le message de la fracture de la dent du rayonnement et de libérer la violence destructrice associée à cette dent dans son inconscient. Il est impératif de faire ce travail avant d'envisager de reposer une prothèse définitive (bridge ou implant). Sinon, c'est prendre le risque de s'exposer à une nouvelle fracture.
 
 En savoir plus sur la fracture et son sens dent par dent : le Dictionnaire du langage de vos dents, rubrique Fracture (présentation sur le site des éditions Luigi Castelli).
 
 
 
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Rêver de dents

Rêver qu'on perd ses dents est un classique que la psychanalyse interprète comme la peur de perdre jeunesse, beauté et séduction pour une femme, virilité et puissance chez un homme. Il est cependant possible d'aller plus loin et en fonction des éléments du rêve, éclairé par le langage des dents, de donner une signification beaucoup plus précise au rêve.
 
Sandrine écrit: "Je me suis réveillée très angoissée après avoir rêvé que je perdais ma canine supérieure droite. Je la voyais bouger en gros plan et c'était vraiment très impressionnant, au point que j'ai vraiment cru que c'était réel. Je me demande quel message mon inconscient cherche à me faire ainsi passer".

 
L'intensité du rêve ainsi que la dent impliquée laissent effectivement penser qu'il s'agit pour Sandrine d'un message important à entendre. La canine du haut est la dent de la volonté. C'est une dent très importante car elle représente la capacité de maîtriser sa vie, de choisir son destin, de se réaliser. La canine renvoie à la puissance personnelle, au pouvoir de dire non, de faire entendre sa voix.

Toutes ces capacités sont donc mises à mal ou ébranlées chez Sandrine qui traverse une période de doute et de remise en question. Ce rêve lui indique qu'elle se sent spoliée de son pouvoir personnel. C'est d'autant plus important que le côté droit est lié au féminin (et non au masculin, voir l'article sur les latéralités). Il s'agit donc de sa puissance de femme adulte que Sandrine redoute inconsciemment de perdre.

Un examen attentif de sa vie présente permettra à Sandrine de savoir s'il s'agit d'un problème professionnel (dans ce cas plutôt lié à une femme), d'un choix d'orientation de vie (engagement professionnel ou personnel) ou d'une remise en question plus profonde en lien, par exemple, avec un processus de transformation personnelle.

En savoir plus : le Dictionnaire du langage de vos dents, rubrique Rêver de dents (présentation sur le site des éditions Luigi Castelli).
 
En complément, rechercher la signification de chaque élément du rêve (déchaussement, numéro de la dent, etc.) dans le Dictionnaire.
 
 
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Dents de sagesse extraites prématurément, que faire ?

L'extraction des dents de sagesse au stade de germe est en voie de devenir systématique et ne manque poser problème, également sur le plan du sens. Cécile qui s'interroge à ce propos, écrit:
 
"Comment puis-je encore bénéficier des qualités et avantages que mes dents de sagesse auraient pu m'offrir sachant qu'on m'a 'subtilisé' les germes sous anesthésie générale  à l'âge de 13 ans ? Cette amputation est-elle irréversible ?"
 
 
germectomie dent de sagessePratiquer une germectomie dite préventive (ou ablation chirurgicale du germe des dents de sagesse) est un non sens. Le geste est très délabrant sur le plan osseux, comme expliqué dans l'article non aux extractions systématiques des dents de sagesse (sur le site Holodent).
 
En outre, l'intervention prive la personne d'un marqueur très précieux de son développement.
 
Sachant que la dent de sagesse représente le processus de maturation qui conduit à l'âge adulte, ôter le germe prématurément revient à poser un interdit dans l'inconscient: "tu n'évolueras plus". Cela revient à fermer la porte d'accès à une qualité fondamentale: être soi sans se soucier du regard des autres.

Celles et ceux qui ont été privé prématurément de cette dent
précieuse entre toutes doivent néanmoins savoir que l''énergie ou qualité associée aux dents de sagesse est toujours là, même si on en a été coupé par une germectomie subie à l'âge de 13 ans. Il reste possible à tout âge de se reconnecter à cette énergie toujours présente en soi, même si l'extraction l'a rendue pour un temps inaccessible. Pour se réapproprier cette énergie, il faut commencer par prendre conscience de ce que les dents de sagesse représentent.

Il est évident que le terme sagesse qui qualifie ces dents, n'a pas été choisi au hasard. On le retrouve d'ailleurs dans de nombreuses cultures, tant en Orient qu'en Occident.
Au niveau le plus fondamental, les dents de sagesse sont la colonne de l'accomplissement, la fin d'un parcours initiatique débuté au niveau des incisives, comme expliqué dans Les dents, temple de l'âme (présenté sur le site des éditions Luigi Castelli).
 
Il faut ensuite affiner le sens en tenant compte du haut et du bas, de la droite et de la gauche.

On trouve d'utiles informations pour comprendre le sens des dents de sagesse à travers des exemples dans Langage des dents, l'essentiel.
 
Pour approfondir cette réflexion, on consultera le Dictionnaire du langage de vos dents aux rubriques: Dent de sagesse, Sagesse-problèmes aux dents de sagesse, Germectomie.
 
 
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Décodage dentaire du choix d'une prothèse : stellite ou bridge ?

De même que chaque atteinte a une signification précise, pour le décodage dentaire se faire poser un type de prothèse particulier (bridge, implant, stellite) a également un sens. Par sa nature même (amovible ou fixe), une prothèse implique des choix inconscients très différents. Rapporté par sa dentiste, le cas de cette patiente en est l'illustration.

"Une dame d'une cinquantaine d'années porte depuis quatre ans un bridge en haut de canine à canine. Toutes les dents sont dévitalisées mais forment de bons supports. Le bridge s'est descellé deux fois en deux mois. À présent, la patiente veut à tout prix extraire ces six dents pour les remplacer par un stellite (prothèse amovible). Comment pourrais-je l'en dissuader car je suis sûre que le refus de ce bridge est d'origine psychologique. Pourquoi veut-elle se 'debarrasser' de ces six dents et comment la convaincre de garder son bridge?" s'interroge la dentiste.
 

décodage dentaire, les dents du sourire
Les six dents antérieures ou dents du sourire représentent la personnalité sociale. Ces dents qu'on montre en souriant sont notre carte de visite, notre carte d'identité en quelquesorte. Cette patiente a un vécu souffrant en rapport avec la notion d'image de soi. Ce vécu est lié à la dévalorisation: "je ne suis pas assez belle, pas assez bien pour plaire aux autres et me faire accepter dans ma famille, puis dans la société".
 
 
Le refus du bridge, dispositif fixé à demeure sur les dents, représente le refus inconscient de se laisser emprisonner dans une image imposée par son vécu sans pouvoir en sortir. Sans qu'elle en soit bien consciente, cette dame aspire à plus de liberté par rapport à l'image qu'elle donne aux autres. Sans doute en a-t-elle assez de jouer un rôle précis au sein de sa famille : paraître la bonne fille, la bonne épouse, la mère modèle, qui pourtant, au fond d'elle-même ne s'aime pas à cause de l'image négative d'elle-même que lui ont renvoyé ses parents.

Cette femme voudrait "tomber le masque", cesser de paraître pour manifester davantage d'authenticité. Sans doute, si elle s'accordait le droit de ne pas être toujours conforme à l'image que les autres ont d'elle, pourrait-elle accepter que le bridge immobilise ses dents. L'appareil amovible (stellite), qui peut être retiré à volonté, lui donne le sentiment de liberté qu'elle ne s'accorde pas.
 
On peut proposer à cette patiente de travailler sur cette problématique, en sachant que le choix lui appartient.
 
Note : un bridge de canine à canine immobilise la suture palatine avec des conséquences nuisibles sur la santé (explications sur le site Holodent). Peut-être cette patiente le sent-elle inconsciemment et cherche-t-elle à se libérer sur ce plan également.
 
 
En savoir plus :  les dents du sourire sont:
  • la dent du rayonnement (incisive centrale)
  • la dent de la communication (incisive latérale)
  • la dent de la volonté (canine)
 
Le sens de ces dents est détaillé dans le Dictionnaire du langage de vos dents (présenté sur le site des éditions Luigi Castelli).
 
 
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Des dents blanches à tout prix ?

Notre sourire nous renvoie une image de nous-même qui n'est pas toujours très valorisante. Faut-il pour autant chercher à transformer à tout prix des dents jugées disgracieuses ou chercher à comprendre ce qui se cache derrière ?

Adèle, 40 ans, écrit:

"J'ai subi durant l'enfance une éducation spécialement stricte et répressive. Je n'ai pas de problèmes dentaires graves mais mes dents sont jaunes et mal alignées. L'aspect "négligé" de mes dents me complexe. Je me sens comme le vilain petit canard de la famille, le seul qui ait les dents jaunes. J'envisage de les faire blanchir, voire d'entreprendre un traitement d'orthodontie ou de faire poser des facettes en céramique. Qu'en pensez-vous ?"


L'aspect "négligé" dont parle Adèle renvoie à une problématique de dévalorisation liée à son enfance, problématique qui n'a en réalité pas grand chose à voir avec l'aspect de ses dents. Derrière le jugement sévère porté par Adèle sur ses dents, on devine des jugements de valeur porté à l'encontre de la petite fille qu'elle a été: "tu es sale, tu as l'air d'une souillon" et autres propos peu flatteurs que l'enfant a intériorisé.

La maltraitance subie, Adèle s'apprête aujourd'hui à se l'infliger une fois de plus. La pose de facettes, par exemple, exige de sacrifier la couche d'émail, ce qui représente une atteinte irréversible à l'intégrité des dents. Pour comprendre la mutilation que représente la pose de facette, lire Facettes en céramique (sur le site Holodent).
 
En infligeant à ses dents des traitements mutilants (blanchiment, pose de facettes) et violents (traitement d'orthodontie), Adèle s'apprête à reproduire vis à vis d'elle-même le traitement répressif qu'elle a subi dans son enfance. De même que l'éducation qu'elle a subi avait pour but de faire entrer sa personnalité dans le moule défini par ses parents, de même Adèle envisage d'infliger à ses dents un traitement destiné formater son sourire selon les normes familiales: "je suis la seule qui ait les dents jaunes", écrit-elle.

Et tout cela au nom du regard des autres. Cela en vaut-il la peine ? Est-ce pour Adèle la bonne réponse à sa problématique de désamour d'elle-même ?

En résumé, Adèle peut se demander si le traitement dentaire qu'elle envisage va la construire ou la détruire, s'il est motivé par l'amour et le respect de soi ou sous-tendu par les diktats éducatifs de perfection, à l'évidence toujours actifs dans son inconscient.

Peut-être la première étape pour Adèle, avant de prendre rendez-vous chez le dentiste, est-il de faire un travail de réconciliation avec elle-même, avec toutes les particularités de sa personnalité, dont les dents jaunes et non alignées sont un des aspects. Et peut-être, après ce travail, n'aura-t-elle plus envie de rentrer dans le moule, qu'il soit
familial ou social.
 
En savoir plus sur les aspects mutilants liés au blanchiment ou à la pose de facettes : Le Pratikadent, rubrique Esthétique (fiche du livre sur le site des éditions luigi Castelli).
 
 
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Quand la perte des dents de lait vire au drame

La perte des premières dents de lait est souvent un moment délicat. Il arrive parfois que par un concours de circonstances, l'événement prenne un tour dramatique. C'est le cas de cette petite fille dont la maman expose le cas:

"Je vous adresse ce message pour essayer de comprendre le comportement de ma fille, Samantha, qui a perdu ses premières dents à cinq ans et demi (les deux du haut devant) à dix jours d'intervalle. Depuis elle a énormement changé. Elle a peur de perdre toutes ses dents et de ce fait, elle ne veut que manger des aliments liquides ou de la purée. Il faut lui mixer la viande, le poisson. Elle ne veut pas faire toucher les couverts sur ses lèvres alors elle se mets des aliments partout, de même pour boire. Elle garde la bouche entrouverte en permanence. Elle parle très mal car elle ne serre plus ses dents. Je suis démunie devant un tel comportement. Elle doit se rendre dans deux jours chez un pédo-psychiatre pour essayer de trouver une solution. Qu'en pensez-vous ? Comment l'aider ? Comment comprendre sa réaction ?" s'interroge la maman déstabilisée par le comportement de sa fille.


La perte des dents de lait et leur remplacement par les dents adultes représente une transformation importante, à la fois corporelle et psychique, et symbolise le passage de l'état d'enfant à celui d'adulte en devenir. En perdant ses dents de lait, l'enfant perd également son enfance et entre dans le monde des adultes. Si certains enfants ont hâte d'anticiper ce passage, d'autres, comme cette fillette, le vivent mal.

Plusieurs éléments sont à remarquer dans l'attitude de cette petite fille.

D'abord la crainte normale de la transformation : perdre son enfance, oui mais pour gagner quoi à la place ? La crainte normale de la perte des dents (vont-elles être remplacées ?) est ici exacerbée. Cela indique un manque d'identité (les incisives centrales symbolisent l'image de soi et l'identité), une personnalité trop peu affirmée et un moi trop faible pour pouvoir supporter le manque transitoire que représente la perte des dents de lait.

Plus prégnante, derrière cette peur, se cache la manifestation d'une angoisse liée à la peur de la mort. Chez la personne âgée, la perte des dents est le prélude à la mort. Alors que chez l'enfant, la mort n'est que symbolique, chez la personne âgée, elle se profile de manière bien réelle. D'où cette piste à explorer : y a-t-il dans l'entourage de cette petite fille une personne âgée dont la vision de la bouche édentée aurait pu lui inspirer pareille terreur? Les enfants sont des éponges qui s'imprègnent du vécu des adultes qui les entourent. Il se peut donc qu'une personne de l'entourage de cette fillette vive une angoisse de la mort, de la maladie ou de l'amputation du corps, angoisse que Samantha exprime à la place de cette personne. Si c'est le cas, c'est cette personne qu'il faut traiter.
 
Il s'avère qu'effectivement la fillette, quelques jours avant de perdre ses dents de lait, a vu son papy hospitalisé sous perfusion et sans son dentier. Dans un contexte émotionnel fort lié à l'angoisse de perdre son papy, la petite fille a associé la maladie et la mort avec la perte des dents. Elle a vu son grand père en santé avec des dents, puis malade et sans dents et ignorait probablement qu'il portait un appareil. Dès lors, elle a logiquement associé la perte des dents avec la perte de la santé, d'où les fortes manifestations d'angoisse qui ont suivi.
 
 
Comment aider l'enfant ?
 
Conduire cette petite fille chez le pédopsychiatre est un bon réflexe. Il est important d'amener Samantha à exprimer sa peur, le dessin est un bon moyen chez l'enfant.
 
Aider un enfant qui pert ses dents de lait :
comment aider l'enfant à vivre la perte de ses dents de lait
 
 
En savoir plus sur les dents de lait et leurs atteintes : le Dictionnaire du langage de vos dents (présenté sur le site des éditions Luigi Castelli).
 
 
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La mort (de la dent) du père

La question de Nathalie porte sur le sens d'un problème de nécrose. Voici ce qu'elle écrit:

"Ma première molaire en haut à gauche est morte spontanément, depuis très longtemps, cela remonte à mon adolescence (soit depuis environ une trentaine d'années). Une excroissance sur ma peau est apparue à ce moment-là. J'avais un abcès qui n'a pas été décelé, car il était en sommeil. Maintenant que mon dentiste à soigné cette dent, l'excroissance sur ma peau disparaît. Mon père est décédé brusquement alors que j'avais 12 ans, y a-t-il un lien ?"

Rappel: la nécrose est une mortification du nerf de la dent. Une nécrose est généralement asymptomatique. Ne générant aucune douleur, elle peut passer inaperçue pendant de longues années. C'est l'infection qui en est la conséquence directe qui permet de diagnostiquer la mortification du nerf. Pour des détails d'ordre médical, voir le Pratikadent, dictionnaire holistique des soins et de la biocompatibilité des matériaux.

La réponse est oui, bien sûr !

La dent n°26 (première molaire en haut à gauche) est la dent du père. Et cette dent meurt en écho à la mort du père.
Oui, vous avez bien lu, la première molaire en haut à gauche est bien de polarité masculine. Pour comprendre ce point essentiel de décodage, propre à la bouche, lire la question des latéralités.
 
 
Quand les dents parlent avec une précision hallucinante
 
La nécrose de la dent du père exprime la mort du père. Mais plus encore, dans la mesure où les dents sont des capteurs sensoriels, la finalité de la nécrose dans ce cas précis est d'empêcher de ressentir l'insupportable : la douleur du vide et de l'absence liés à la mort du père. La nécrose de cette dent exprime donc le deuil impossible du père, deuil rendu impossible par la non acceptation de la mort de ce père sans doute très aimé. La souffrance liée à cette mort, inacceptable et non acceptée, va donc rester enfouie dans les profondeurs de l'inconscient de Nathalie durant de longues années, à l'image de l'abcès qui se forme suite à la nécrose et qui reste lui aussi enfoui, en sommeil dans l'os de la mâchoire.
 
 
Soin conscient et processus de guérison
 
Jusqu'au jour où, de manière en apparence fortuite, à l'occasion d'une radio prise pour une toute autre raison, un dentiste met au jour le problème. S'agit-il d'un hasard ou d'une coincidence ? Non, certainement pas. La découverte de l'abcès est le signe que Nathalie est enfin prête à voir la souffrance qu'elle a profondément enfouie en elle pour ne pas la ressentir. Nathalie est prête à entamer le deuil de ce père perdu alors qu'elle avait douze ans. Faire soigner cette dent en conscience, en ayant pleinement compris ce qu'elle représente et en acceptant de libérer les émotions enfouies (tristesse, colère) en même temps que le pus enfermé dans l'os participe, pour Nathalie à une phase essentielle de guérison où le soin dentaire conscient tient une place essentielle.
 
 
Important
Le sens proposé ci-dessus ne vaut que pour la dent du père. Sur une autre dent, le sens sera différent.
Sens de la nécrose pour chaque dent: le Dictionnaire du langage de vos dents (présenté sur le site des éditions Luigi Castelli).
 
 
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